28/01/2016

MAH: une faute d'étourderie par Bernard Zumthor

mah contreprojet patrimoine suisse.png

« L'étourdi parle toujours de travers, et n'écoute jamais ce qu'on lui dit, ou l'entend mal »
écrivait Jean-Jacques Rousseau dans Pensées d'un esprit droit. Gageons que le magistrat de la Ville de Genève qui assurait dans un récent « blog » que le projet de comblement partiel de la cour du MAH ne porterait «aucune atteinte au bâtiment historique» était pareillement distrait ! Ledit magistrat, assumant ses responsabilités, aurait en effet dû se renseigner avant de dire des bêtises. Car ce n’est pas parce que les structures proposées seraient autoportantes qu’elles ne constitueraient pas une atteinte au bâtiment historique! L’architecture n’est pas qu’artifice constructif! C’est de la technique certes mais aussi des idées, de la sensibilité, du contexte.

Quand on projette, a fortiori dans un lieu voué à la défense et illustration de la culture, ces dimensions immatérielles devraient nourrir, ou à tout le moins éclairer la réflexion. L’architecture, c’est de la pierre et du mortier, en l’occurrence du métal et du verre, mais c’est aussi de l’espace et du volume, des vides et des pleins ; un tout qui s’articule dans les proportions, les équilibres et les décalages de ses parties. L’architecture, n’est pas que de la fonction quantifiée, c’est aussi de la forme qualifiée; ce n’est pas que de l’usage et du paraitre, c’est aussi du sens et du symbole.

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05/10/2012

Cornavin, Bel-Air, PAV: pourquoi Genève a tant de peine à construire une belle ville?

cornavin vu duciel.jpgDepuis de nombreuses années la gestion des espaces publics est devenue une préoccupation croissante, voir un enjeu majeur pour les collectivités. C’est un sujet qui appelle des réponses de plus en plus urgentes aux questions de la maîtrise morphologique, spatiale et multifonctionnelle de la ville. 

A Genève ont est surpris par l’écart entre des instruments sophistiqués d’aménagement (grande tradition d’urbanisme et de gestion du paysage, existence de nombreuses études) et les difficultés de réalisation (addition des contraintes), écart « technique » qui se superpose à un fossé d’incompréhension grandissant entre décideurs et usagers de la ville. Les récents rendez-vous manqués du réaménagement des places Cornavin et Bel-Air, ou de la création d’axes forts de transport public, font la démonstration d’un déficit certain de capacité des pouvoirs publics à fusionner contexte existant (dimension patrimoniale), conception d’aménagement (dimension spatiale), équipements et gestion des flux (dimension fonctionnelle). Voir Alerte N° 120

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06/05/2012

Surélévations, MAH, urbanisme et espace publics

Genève vu d'avion gradelle.jpgEn juin 2011 Robert Cramer a succédé à Marcellin Barthassat à la présidence de notre association (voir alerte N° 116), avec un bureau et un comité renouvelés. Notre section genevoise poursuit, dans la continuité de ses engagements, ses toujours plus intenses activités.

Genève est devenue «région», mais en même temps les logements manquent et la mobilité reste un maillon faible. Cette dernière n'a pas réussi la mutation qualitative des espaces publics que l'on pouvait espérer. Après une période faste pour le patrimoine durant les années 1980/2000, les mutations urbaines et les pressions exercées par celles-ci sur le «contexte» bâti impliquent Patrimoine suisse dans des combats toujours plus difficiles.

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17:35 Publié dans Architecture, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

04/03/2011

Un autre projet pour le Musée d’art et d’histoire

MAH vu d'avion.JPGLa Ville de Genève soutient un projet d'agrandissement de son Musée d'art et d'histoire (MAH) signé Jean Nouvel, projet qui contrevient aux principes actuels de conservation du patrimoine. Des solutions plus rationnelles et plus respectueuses du monument existent, mais n'ont jamais été examinées malgré nos demandes réitérées depuis novembre 2007 (!) au motif récurrent de "l'état d'avancement du projet".  En outre, des informations contradictoires concernant le projet et le programme sont diffusées depuis trop longtemps.

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14:55 Publié dans Architecture, Associations, Culture, Genève, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : nouvel, mah, ville de genève | | |  Facebook

24/11/2010

Genève, modèle pour la Suisse! Oui aux Cherpines

Genève vu du Salève Barthassat.JPGDans le débat qui aura lieu sur la votation pour l'initiative sur le paysage « De l'espace pour l'homme et la nature » Genève fait à nouveau exception. En effet, nous étions le seul canton en 1952 à classer nos espaces naturels et agricoles, ce qui nous vaut aujourd'hui une ville relativement compacte. En Suisse il a fallu attendre 1986 pour limiter l'étalement urbain par la loi sur l'aménagement du territoire. Aujourd'hui l'initiative nous invite à optimiser les zones constructibles pour soulager la pression sur les paysages.

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11:33 Publié dans Développement durable, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : verts, initiative sur le paysage, cherpines | | |  Facebook

30/08/2010

Le patrimoine pris en otage ou en mouvement ?

Densification Lorraine Berne.jpgTant que nous n’arriverons pas à débloquer la crise du logement, le patrimoine sera le théâtre de multiples pressions. La révision de la Loi sur les surélévations l'a bien démontré (…)

Curieusement l’argument tabula rasa refait surface au nom des contingeances ou des nécessités. Comme si l’histoire (notamment celle de l’architecture) était réduite au silence…

Autre réaction, la menace d’un référendum sur le projet de déclassement des Cherpines/Charottons. On n'attend même pas le résultat du concours d’urbanisme et la méfiance (orchestrée par les politiques) prend le dessus.

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14:57 Publié dans La ville en ville | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : urbanisme, cherpinescharotton, lorraine, surélévation | | |  Facebook

01/03/2010

Au-delà des frontières suisses

heimatschutz revue mars 10.pngElles - les frontières - ne sont que traits sur une carte et formalisent des systèmes de gouvernance, fermeture ou ouverture?

Le prochain numéro de la revue nationale de Patrimoine suisse traite du thème «Au-delà des frontières suisses»  et tente de démontrer, à travers quelques exemples, les vertus d'une coexistence avec nos voisins français, allemands, autrichiens et italiens.

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20/10/2009

Le XXe siècle genevois en 14 promenades

xxe siecle patrimoine suisse genève.jpgPatrimoine suisse Genève célébrait en 2007 ses cent ans. Ce siècle coïncide également avec un siècle de profondes transformations sur le plan architectural et urbanistique. Ville de près de 100’000 habitants en 1900 – au centre d’un canton encore agricole – Genève est devenue une agglomération transfrontalière et internationale de plus de 800’000 habitants en l’espace d’un siècle seulement.

Patrimoine suisse Genève a donc décidé d'en garder une trace en publiant un ouvrage de référence. XXe, un siècle d’architectures à Genève en 14 promenades, près de 400 édifices recensés et 512 pages richement illustrées. Le livre-événement de Patrimoine suisse Genève paraît en novembre aux éditions Infolio

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09:06 Publié dans Architecture | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook

19/04/2009

Avez-vous croisé un architecte cantonal ?

A Genève ? Vous plaisantez ! Vous savez bien que cette région de la Suisse est un peu spéciale, on y a de la peine à reconnaître les compétences locales. Il faut toujours aller chercher ailleurs… Il faut dire que les décideurs passent un temps fou à discuter de ce qui pourrait empêcher l’acceptation de projets ou la sauvegarde d’ensemble urbains remarquables.
Vous connaissez l’expression «pesée d’intérêts»? Comme le disait dernièrement Bernard Attinger (ancien architecte cantonal du Valais) «on peut toujours interpréter les lois et les règlements dans le sens le plus restrictif pour essayer de voir comment empêcher les choses, quel est le défaut.» Sauvegarder, restaurer, transformer, développer, construire… ces mots deviendraient-ils suspects? Ou est-ce l’absence d’une culture architecturale et patrimoniale, dans le débat politique, qui hypothèque plusieurs projets genevois ? Quelques exemples:

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16:55 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

25/03/2009

MAH: Patrimoine suisse Genève met les points sur les i

mah nouvel.jpgL’article publié le lundi 16 mars 2009 par la Tribune de Genève incite Patrimoine suisse Genève à préciser plus fermement sa position sur l’avant-projet d’agrandissement du Musée d’art et d’histoire. Elaboré en 1998, suite à un appel d’offres lancé par la Ville de Genève, ce projet prévoit d’occuper totalement l’espace de la cour intérieure du bâtiment par de grands plateaux d’acier ancrés dans les murs de ses façades avec une ample surélévation, couronnée d’un large avant-toit, pour abriter un restaurant panoramique.

Le Musée d’art et d’histoire de Genève, construit par l’architecte Marc Camoletti et inauguré en 1910, n’a jamais fait l’objet d’un entretien sérieux ni de mesures conservatoires adéquates. Consultée en 2007, Patrimoine suisse Genève (Société d’art public) a remis un rapport d’évaluation (consultable sur le site www.patrimoinegeneve.ch) à la Ville de Genève et à la «Fondation pour l’agrandissement du Musée d’art et d’histoire». Par ailleurs, pour assurer l’intégrité de ce monument, témoignage historique de l’architecture des musées, notre association a déposé le 2 avril 2008, auprès du Conseil d’Etat, une demande de classement de cet édifice qui constitue un élément majeur du patrimoine genevois.Le Bureau de Patrimoine suisse Genève

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17:51 Publié dans Associations, Culture, Genève, Médias, Résistance | Lien permanent | Commentaires (6) | | |  Facebook

04/03/2009

L'exemple vient du Vorarlberg

 

J'ai visité la région du Vorarlberg en été 2006. Je n'ai jamais vu une région aussi riche en expérience d'architecture et de patrimoine. Une vraie mouvance relationnelle entre architecture/construction. Charpentier, architecte, élus, artistes se regroupent pour promouvoir un urbanisme simple et intelligent, une production résolument contemporaine de qualité...

La population semble avoir assimilé une vraie culture patrimoniale et architecturale, dans une région touchée par des problèmes analogues aux nôtres.

Je vous laisse découvrir la petite vidéo faite par des français à propos de cette expérience. Presque tout ce qu'on aime !  L'ancien et le moderne qui dialoguent... et se mettent en situation de « sympathie ». Des modèles que l'on aimerait voir plus souvent chez nous où règne majoritairement, malheureusement, le pastiche ou le faux-vieux.

Le film "Vorarlberg, une provocation constructive" a été réalisé par le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de l'Isère, à l'occasion de l'exposition Une provocation constructive, à Grenoble.

Marcellin Barthassat

11:53 Publié dans Culture, Genève, Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook

23/12/2008

Bons points pour le projet d'agglo

genève vu du salève patrimoine ge.jpgA l’heure ou la Confédération note très positivement le projet d’agglomération franco-valdo-genevois, il n’est pas inutile de dire que Genève et la région retrouve une «vision» que nous avions souhaité lors de la législature 2005-2009 (cf. «L’appel au Gouvernement genevois des associations du patrimoine et de l’environnement» 9 décembre 2005 sur notre site www.patrimoinegeneve.ch).

Trois volets caractérisent le projet agglo 2007 : urbanisme, mobilité et paysage. Cette combinaison originale (et semble-t-il unique en Suisse) a bien été reçu à Berne. Avec une forte préoccupation sociale notre agglomération a obtenu la meilleure évaluation. C’est un signe d’encouragement et de synergie qui augure d’une intéressante perspective d’aménagement urbain et du paysage.

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08/10/2008

Le recours: quand l'écoute n'est plus active

Par Marcellin Barthassat, président de Patrimoine Suisse Genève. Editorial du journal Alerte no 106 septembre 2008

alerte patrimoine recours.pngTout projet doit être capable de se saisir des critiques, du caractère et des contraintes du lieu qui l’accueille. Il peut ainsi évoluer, dans sa formulation programmatique, dans son insertion, dans son organisation spatiale ou dans son vocabulaire. C’est la condition de son acceptabilité. Tant que le débat a lieu on peut dire que la démocratie joue son rôle. Malheureusement cette conscience culturelle est peu reconnue, elle n’a bien souvent tout simplement plus sa place. Le recours intervient donc en dernière extrémité, lorsque les parties ne s’écoutent plus ! Dans la plupart des cas, l’opposition entre droit environnemental et projet de développement résulte d’une prise en compte insuffisante du contexte, de l’histoire, du site et de l’environnement.

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22/02/2008

Musée d’art et d’histoire: non au projet Nouvel!

 

Avant tout, Patrimoine suisse tient à souligner que nous reconnaissons sans réserve les besoins respectables du Musée d’art et d’histoire et la nécessité d’augmenter les surfaces dédiées à l'exposition des collections. D’autre part, les auteurs du «Plan directeur du Musée d’art et d’histoire» comme ceux de l’«Avant-projet de restauration et d’agrandissement du musée» reconnaissent l’importance patrimoniale du bâtiment inauguré en 1910.



Le musée Charles-Galland est la pièce maîtresse d’un ensemble urbain unique compris entre la partie haute de la Vieille-ville et le plateau des Tranchées. L’histoire a doté ce site d’une topographie, sur deux niveaux, exceptionnelle à Genève. Tout le bâti joue de ce dénivelé et Marc Camoletti, architecte concepteur du musée, tire très habilement parti de ces spécificités topographiques. Il amarre le bâtiment du musée, «quatre ailes autour d’une cour carrée », par une aile monumentale, dominée par un corps central, à la promenade de l’Observatoire.



A ces qualités conceptuelles et typologiques s’ajoutent d’indéniables qualités matérielles. Dès la première phase de chantier, le Conseil administratif signalait que le musée «par ses proportions et son style réalise le plus grand effort architectural accompli dans notre pays depuis la construction de la cathédrale Saint-Pierre».



Cette architecture est mise en valeur par un remarquable travail de la lumière naturelle. Le vestibule éclairé bilatéralement en offre peut-être la meilleure expression: sans le jour naturel provenant des grandes baies sur cour, le bel escalier baroque perdrait une grande partie de sa magie, mais c’est surtout l’ensemble du dispositif spatial qui perdrait sa lisibilité. C’est précisément la cour du musée, conçue par Marc Camoletti, qui joue un rôle essentiel tant dans la lisibilité du parti architectural et spatial que dans le concept d’éclairage.



Le Musée d’art et d’histoire est aujourd’hui presque centenaire. Il n’a connu aucune transformation majeure jusqu’ici. Cette cohérence architecturale est malheureusement devenue rare de nos jours et même exceptionnelle.



Le plan directeur, soumis aux bureaux d'architectes, lors du concours en 1998, ne fait aucune allusion à la situation légale existante. Le bâtiment du musée se trouve au cœur de la zone protégée et plus particulièrement de la zone sud des fortifications qui est régie par un certain nombre de règles constituant le cadre de sa protection et précisant en particulier que les gabarits doivent être respectés. (voir la loi sur les constructions et installations diverses).



Le projet prévoit une surélévation de 2 niveaux au dessus des toitures et verrières existantes impliquant une dérogation de la loi. Les toitures du musée seront donc complètement bouleversées.



Dans la vision générale de la ville, depuis le lac, les quais ou autres points de vue, la silhouette de la colline historique est dominée, nuit et jour, par la cathédrale. Il serait inconvenant que cette prééminence soit remise en question par un volume dont l’unique raison d’être est d’abriter un restaurant panoramique.




Qualités et défauts du projet


Plusieurs composantes du nouveau programme contribuent à augmenter, dans une certaine mesure, les surfaces nécessaires à une meilleure mise en valeur des collections. Il est à l’évidence judicieux de récupérer des surfaces importantes sous les niveaux actuels en excavant la cour et le passage qui relie les deux boulevards. Il en est de même pour les locaux de dépôts qui sont libérés et deviennent lieux d’exposition.



Nous saluons la volonté de rétablir les espaces des salles du rez inférieur selon les divisions d’origine et de réaffecter les grandes salles du rez supérieur à l’exposition des collections permanentes, avec les éléments nécessaires pour un accueil de qualité. De même nous reconnaissons l’intention de tirer parti des sources de lumière naturelle, les baies des façades et les verrières des toitures.



Cependant, la composition d'ensemble de l’édifice ne peut pas être bouleversée sans risquer d’aboutir à une banalisation intérieure et à une incohérence des circulations et des rapports entre les espaces. Il faut prendre clairement conscience que le bâtiment impose des limites au programme d’extension des surfaces.

 



L’occupation de la cour, telle que proposée, n’est pas admissible, car elle va anéantir cet espace intérieur qui est le centre de la composition. La superposition des « plateaux » d’une épaisseur considérable, et sans la moindre transparence, empêchera toute perception de l’espace et de l’architecture. La lumière naturelle, réduite à sa plus simple expression, ne jouera plus jamais le rôle qui est le sien depuis l’origine. Indépendamment des solutions techniques qui portent une atteinte irrémédiable à l’édifice (encastrement des piliers dans les façades, etc…), il s’avère que le patrimoine n’est pas respecté et que le vide de la cour ne peut pas être tout simplement «rayé de la carte».



Il faut relever que, dans d’autres édifices, l’occupation d’une cour de musée avec une couverture transparente comme lieu d’exposition a modifié la perception de l’espace, mais sans empêcher la lecture de l’architecture. La cour, couverte ou non, garde sa fonction spatiale pour l’édifice, peut devenir un espace pour des manifestations éphémères et demeure un lieu de vie privilégié au cœur de la ville.

 

Autres solutions possibles



Nous sommes convaincus que plusieurs autres alternatives existent, mais n’ont pas été exploitées. Ainsi, la possibilité d’utiliser la cour de l’ancienne école des Casemates et le passage Burlamacchi, dont la surface disponible est considérable, l’implantation d’une extension sur la parcelle de l’Observatoire ou encore l’étude d’une réaffectation de l’Ecole des beaux arts (moyennant son relogement dans des espaces mieux adaptés).



Le projet d’agrandissement ne peut se faire au détriment de ce patrimoine singulier que représente le bâtiment conçu par Marc Camoletti et nous regrettons ce manque d’investigation comme nous déplorons la frilosité des autorités qui n’ont pas envisagé ces pistes.



L’application des principes des chartes internationales de la restauration doit être garantie, celles-ci prévoient des dispositions claires lorsqu’il s’agit d’ajouter des éléments nouveaux dans des situations construites ayant une importance patrimoniale majeure. Le cas du Musée d’art et d’histoire pourrait être, à cet égard, exemplaire tout en atteignant les objectifs de surfaces dont le musée a besoin.


Patrimoine suisse Genève
Genève, vendredi 15 février 2008

 

Pourquoi notre conférence de presse du 15 février?

Dans le cadre de la relance du projet de restauration et d’agrandissement du Musée d’art et d’histoire nous avons été amenés à donner un avis sur l’impact du projet Nouvel/Jucker auprès de la Ville de Genève et de la Fondation pour l’agrandissement du musée. Un rapport a été rendu en novembre 2007 et le département des affaires culturelles de la Ville de Genève a initié des rencontres entre l’autorité municipale, la Fondation et Patrimoine suisse.


Un embargo de ces pourparlers avait été convenu entre les parties afin de ne pas compromettre un possible aboutissement d’une négociation du projet. L’objectif étant de faire évoluer le projet dans le sens, d’une part d’un plus grand respect du patrimoine de l’édifice, d’autre part d’un agrandissement compatible avec la nature du musée.



Or, à la fin 2007 et en janvier de cette année, la Ville de Genève et la Fondation ont informé le public, par voix de presse, du projet d’agrandissement alors que les discussions sur la révision du projet Nouvel/Jucker sont en cours. La close de discrétion n’ayant pas été respectée par les autorités et la Fondation, nous estimons qu’il est de notre devoir de donner les éléments d’un rapport critique au projet présenté. C’est la raison de notre conférence de presse du 15 février. Nous pensons que cette situation nous met dans une situation grave pour ce bâtiment parmi les plus remarquables de Genève.



Il est aussi à relever que notre association n’avait pas réagit lors du concours de 1998 puisque très vite les autorités de l’époque avaient gelé le projet d’agrandissement, et donc ne l’avait soumis ni à l’autorité législative de la Ville ni à une procédure d’enquête publique.

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03/01/2008

Naviguer sur le site www.patrimoinegeneve.ch

Programme, débat, contribution sur les questions du patrimoine, de l'architecture, du paysage et de l’urbanisme sont développé ainsi que l’activité de la section genevoise de Patrimoine suisse (ex Société d’art public): www.patrimoinegeneve.ch.

 Vos réactions nous interessent, n'hésitez pas à nous écrire ou intervenir directement sur le blog de http://patrimoinegeneve.blog.tdg.ch

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Renouveau, envie d’agir

Depuis quelque temps Genève relance son débat sur l’urbanisme. Des séances publiques ayant pour thème, la ville, l’espace public, les quartiers durables ont rassemblé une forte participation. Les domaines de l’architecture, de l’énergie, du patrimoine et du paysage sont enfin considérés avec sérieux. Ce qui est nouveau et réjouissant. Ces manifestations - relayées par les 100es anniversaires de la Fondation Braillard[1] et de la Société d’art public[2] - ont initié, entre les mois de septembre et novembre, des exposés, forums et débats sur le devenir de la région : agglomération transfrontalière, mobilité, écoquartiers, surélévations d’immeubles, zone agricole, besoin en logement, etc. Nous-mêmes, lors du 100e anniversaire tenu durant les Journées du patrimoine, débattions de questions nouvelles posées par les besoins d’une société en mutation.

 

Dernièrement, dans une Salle des Abeilles comble, la Fédération des architectes suisses et la Maison de l’architecture invitaient à une soirée d’exposés et à un débat autour du thème «Genève à l’écoute de Zurich». Au-delà des réalités différentes de ces deux villes, nous en avons tiré trois enseignements: travailler sur des projets avant de faire des lois, organiser des coopérations entre partenaires publics/privés et citoyens, mobiliser les forces vives et les compétences locales. Car la quantité de projets d’aménagements genevois - pour ne pas qu’ils restent à l’état de papier - devrait nous encourager et nous engager dans des dynamiques qualitatives concrètes.

Ces rassemblements autour de la question urbaine augurent d’un évident besoin de débat élargi. Il y a sans doute là un potentiel de réflexions ouvertes et généreuses. Sont-elles innovantes, contextuelles et capables d’engager une autre culture du projet ? Elles dénotent en tous cas la présence locale d’acteurs prêts à s’investir dans la production du domaine bâti, à redéployer des synergies sur les transformations urbaines ou du territoire.

Comment associer les acteurs de la ville à l'aménagement et aboutir tout de même à des décisions novatrices ? «Nous avons besoin de ville» nous disait Lorette Cohen lors de l’un de ces débats et d’adresser cette question : «Qu’est-ce qui donnerait envie… envie de se promener, envie d’habiter ? Comment rêver et que rêver pour une Genève future et meilleure ?»[3]. C’est dans un lieu dévolu à l’art (Galerie Attitude, à nouveau comble) qu’une autre discussion publique a tenté d’en préciser les contours. Pour nous, sur le terrain, le thème du patrimoine ancien et contemporain reste une «question suspendue» dans son rapport à la modification. Car la juste mesure n’est pas encore établie ou acquise, tout comme la relation entre l’histoire et la modernité. On peut regretter que l’ensemble de ces débats n’ait que trop peu abordé le renouveau sur des situations construites.

Nos préoccupations doivent nécessairement s’élargir à la «fabrication» contemporaine du patrimoine local et régional. Le projet de l’agglomération franco-valdo-genevois devrait nous en donner la possibilité. Les nouveaux objectifs de Patrimoine suisse[4] nous obligent à y participer, sans perdre de vue les différentes échelles et les contextes qui composent nos territoires.

Marcellin Barthassat

Editorial Alerte N° 103

 


1) Quatre débats publics «Visions pour Genève», développement urbain, régional et renouveau de l’architecture, organisés par la Fondation Braillard en octobre et novembre 2007.
2) Voir article de Diana Nemeth sur la conférence à deux voix entre Tita Carloni et Philippe Biéler ci-après organisé par Patrimoine suisse Genève le 8 septembre 2007.


3) Lorette Cohen journaliste au journal Le Temps et animatrice de la conférence-débat «Genève à l’écoute de Zurich» organisé par la FAS à la Salle des Abeilles le 9 novembre 2007.

4) Optimalisation des zones constructibles pour soulager la pression sur les paysages, l’aménagement urbain et du territoire. Voir également l’initiative populaire fédérale pour le paysage: « De l’espace pour l’homme et la nature » lancée par les associations de l’environnement et du patrimoine en juillet 2007
Plus d'info sur www.patrimoinegeneve.ch

 

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04/09/2007

100ème anniversaire de la Société d’art public à Genève

Manifestations les 7, 8 et 9 septembre sous la tente au bord de la rade

 Cliquer sur limage pour lagrandir

Rencontre, conférence, débat Visite, exposition, forum.

Une grande tente accueille sur le quai Marchand des Pâquis une série de manifestations auxquelles tous sont chaleureusement conviés.

Cette agora permettra de s’informer, débattre sur le patrimoine ancien et contemporain, des enjeux urbains et de l’aménagement du territoire.

 

Evènements forts :

 

  • Une assemblée générale de Patrimoine suisse Genève ouverte au public le vendredi 7 septembre à 18h00
  • ^Suivi d’une conférence de Sabine Nemec-Piguet à 19h15 responsable du SMNS du DCTI, thème : Un siècle de protection du patrimoine, bilan et perspective.
  • La manifestation officielle avec des interventions des représentants de Patrimoine suisse et des autorités cantonales et communales, un verre de l’amitié et des intermèdes musicaux par la Fanfare du Loup, le samedi 8 septembre dès 11h00
  • Visites et débats programmés sur la rade les samedi et dimanche
  • Conférence à deux voix par Tita Carloni architecte au Tessin et Philippe Biéler, président de Patrimoine suisse et ancien conseiller d’Etat  samedi 8 septembre à 20h30, thème : patrimoine et enjeux d’aménagement du territoire
  • Moments festifs avec la Buvette des Bains des Pâquis et la Fanfare du Loup : concert- bal samedi dès 22h30

 

Programme détaillé, pour plus de renseignement : www.patrimoinegeneve.ch

 

 

Il y a longtemps que la ville close a cédé le pas à l’étendue des faubourgs et que nous nous sommes habitués à voir la ville domestiquer lentement ses périphéries anarchiques. La seule différence du XXème siècle, par rapport à ses prédécesseurs, aura été de décupler l’étendue du territoire en élargissant la ville à la région tout entière et en installant d’énormes infrastructures de communication… Dans une culture de la mobilité, l’espace urbain se constitue de fragments dans l’interstice desquels se glisse un paysage plus ou moins préservé.

François Loyer

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03/07/2007

Votre premier billet

Bonjour,

Merci d'avoir créé votre blog sur notre plateforme. Vous pouvez dès à présent bloguer librement, mais nous vous conseillons de paramétrer d'abord votre blog à l'aide de quelques menus simples qui se trouvent sur la colonne de gauche de votre administration:

1. Paramétrer le blog

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3. Décrivez-vous

Sous Auteur, Editer Auteur, vous pouvez insérer toutes les caractéristiques personnelles que vous désirez. Et vous pouvez choisir lesquelles vous voulez voir publiées lorsqu'un visiteur cliquera sur le lien "A mon propos" de votre blog.

4. Choisissez les catégories de vos billets.

Au moment de la création de votre blog, vous avez choisi une catégorie générale pour votre blog, celle qui apparait en troisième colonne de l'index de nos blogs. Mais vous pouvez aussi catégoriser vos billets à l'intérieur de votre blog (les catégories qui apparaissent en 2e colonne de votre page d'accueil). Allez dans Notes / Catégories, et choisissez celles que vous voulez.

5. Ecrivez votre premier billet

Ceci fait, lancez-vous dans la rédaction de votre premier billet. Dans Notes / Nouvelle note, vous pouvez lui donnez un titre, une catégorie , et écrire jusqu'à... 65'535 caractères. A l'aide du menu au-dessus du texte, vous pouvez insérer du gras, de l'italique, faire des listes, insérer des liens hypertextes ou des images. Lorsque vous avez terminé, il suffit de cliquer sur "Bloguer ceci!" pour que votre billet soit publié.

6. Corriger un billet paru

Personne n'est parfait. Pour corriger un billet paru, aller sous Notes / Editer une note. Vous pourrez modifier n'importe quel billet déjà rédigé. C'est également là que vous pourrez effacer un billet, comme par exemple ce premier billet que nous avons placé pour vous.

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Sous Liens / Liens, vous pouvez créer une liste de vos liens favoris qui seront affichés en 2e colonne de votre blog.

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Sous Statistiques / Webalizer, vous pourrez suivre jour après jour votre succès et découvrir combien de visiteurs sont venus lire vos billets.

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Vous pouvez bien évidemment consulter votre blog sur votre téléphone mobile en reprenant l'adresse de votre blog et en la terminant par /mobile

Vous pouvez également envoyer des billets depuis votre téléphone mobile. Pour cela, il vous suffit de créer une adresse e-mail dans Auteur / Editer Auteur. Puis, depuis votre téléphone mobile, créer un MMS que vous enverrez à cettre adresse pour publier votre billet. 

Bonne chance!

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